123Klan a vu le jour dans le Nord de la France en 1992. Issu d’un couple de graffiteurs, 123Klan est pionnier dans l’art de mélanger graffiti et design sur Internet. L’entreprise qui compte Hasbro, Coca Cola, Playstation, Footlocker, Nike, Sid Lee – et j’en passe – parmi ses clients est aujourd’hui basée à Montréal.

De leur travail, on retient le style léché, les couleurs en aplat, franches, vives, les images chargées. À leur manière, ils revisitent finalement l’esprit de la rue, la culture jeune, populaire et frondeuse.

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D’une façon complètement différente, le designer Yuri Suzuki s’est lui aussi intéressé au graffiti. Y voyant une manière de s’approprier l’espace public, il propose, par exemple, de le jumeler avec des stations de radio clandestines. Ainsi, une station de radio se crée une image aux lignes pures, semblable à un code barre, et à l’aide d’un stencil, en décore les murs de la ville. Les utilisateurs n’ont qu’à photographier l’image sur leur portable et celui-ci fait le lien par Internet vers la station de radio. Autrement dit, le graffiti fait ici, ironiquement peut-être, office de publicité réservée aux initiés.
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Du reste, l’exploration des possibilités qu’offre le graffiti n’est pas nouvelle. De fait, sa grande visibilité, son caractère subversif et son esthétique unique intéressent les artistes. Depuis quelques années, par exemple, le Graffiti Research Lab organise régulièrement des événements visant la recherche et le développement de cette forme de communication urbaine. Des cellules du GRL sont présentes dans plusieurs pays et proposent des variations techniques à la bombe aérosole, des graffitis de lumière. Vous voyez?