lundi 29 mars 2010

Première parution du nouveau Gynobilis


Quand nous avons reçu le mandat de revoir le visuel et l’organisation des textes du bulletin de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, nous avons tout de suite eu envie de lui donner une nouvelle énergie, d’autant plus que la revue est à un point tournant, ayant vu récemment l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef.








Nous avons dès le départ voulu donner aux éléments graphiques de la revue un aspect visuel proche de ce que représente la profession de médecin: précision, professionnalisme et innovation ont donc été au coeur de notre conception.


La revue est construite sur une grille à six colonnes qui permet toute la polyvalence nécessaire à la réalisation d’un document original. Les colonnes peuvent par exemple se regrouper pour former deux zones de texte autonomes - un côté en français, l’autre, en anglais – pour les textes traduits alors que les textes plus longs sont placés sur 3 zones de texte suivies. De plus, la grille nous permet de laisser une place importante aux photographies et illustrations qui accompagnent les textes.



Le choix des polices de caractère s’est, quant à lui, fait naturellement. Nous avons privilégié Univers pour l’ensemble des textes de Gynobilis, d’abord parce qu’elle est reconnue pour sa très grande lisibilité. Elle offre également un vaste choix de déclinaisons, ce qui fait d’elle une police de caractère dynamique et inspirante appréciée des connaisseurs : jusqu’en 2007, Univers était utilisée sur la majorité des claviers Apple !



Nous avons ensuite choisi Bodoni pour les titres de la revue. Apparue en 1798, Bodoni marque le début des caractères modernes et nous avons apprécié ses lignes d’un grand contraste et d’une extrémité finie qui donnent à chaque lettre autant de puissance que de douceur. Ainsi, le titre de chacun des articles semble se détacher de la page et attire immédiatement le regard.



Pour ce qui est de la page couverture, nous avons créé une typographie unique qui reprend le nom de la revue. Le reste – les couleurs, les textures, les jeux d’impression – sont créés spécialement pour chaque numéro dont la parution est associée à chacune des saisons.


Vous pouvez voir l'ensemble de la revue ici.

jeudi 25 mars 2010

Mieux vaut tard que jamais...


Nous avons tardé à mettre en ligne les images du programme du colloque du CRILCQ. Ça serait mentir de dire que nous attendions le beau temps pour faire les photos. Mais c'était franchement plus agréable qu'en février!

jeudi 18 février 2010

Colloque des jeunes chercheurs et chercheuses en littérature et culture québécoises du CRILCQ - première partie

Les jeunes chercheurs et chercheuses en littérature et culture québécoises du CRILCQ tiendront en mars un colloque à l’UQAM. Pour l’occasion, nous avons dû concevoir une affiche et un programme. Carte blanche pour le concept, mais une contrainte importante à respecter : le format final de chacun des documents est légal (8,5 x 14), donc petit.

1. L’affiche

Nous avons donc voulu attirer le regard sur l’affiche en mettant en évidence un jeu typographique coloré reprenant les lettres de l’acronyme CRILCQ ; illustration pour laquelle nous avons créé plusieurs étampes.

Voici ce que ça donne :



Et au final (illustration et titre seulement) :

mercredi 25 novembre 2009

En bref

Je vous parlais des défis du design. Je vous disais qu'il fallait trouver de nouvelles façons d'exploiter le potentiel des images.

Cossette a été dans cette voie pour la nouvelle campagne de la Société Alzheimer de Montréal. La description du projet se trouve ici.

Je ne vous en dis pas plus : allez lire, c'est très chouette!

samedi 7 novembre 2009

Inspirations et défis : discussions sur le design

Récemment, le studio de design de Minneapolis Little & Company lançait le site Thirty Conversations on Design où sont regroupées des entrevues avec 30 personnalités du design américain. En vidéo, les interviewés répondent tous aux deux mêmes questions : « Quel genre de design vous inspire? » et « Quel est le prochain défi à relever dans le monde du design? ».

Pour le plaisir, L’abricot a décidé de se prêter au jeu.

Inspirations : matières, textures

Dans un premier temps, nous sommes fortement attirés par les designs qui misent sur le potentiel plastique et tangible d’un médium. Les jeux d’impression (embossage, estampage), les reliefs, les surfaces brisées, modelées, déconstruites et reconstruites. On aime prendre un papier et le tourner dans nos mains pour en voir toutes les faces;  des oeuvres dont la complexité se dévoile à petits pas, au fur et à mesure de la lecture. Autrement dit, on accroche sur l’interactivité. Le contact matériel entre soi et l’oeuvre.

Les défis

L’imprimé tend à disparaître, d’une part parce que les technologies numériques se développent à une vitesse vertigineuse et entraînent à leur suite les médias traditionnels, de l’autre parce qu’on est de plus en plus conscient de notre impact sur l’environnement et qu’on doit soit limiter l’utilisation de certains matériaux, soit opter pour des nouveaux. Les choix que nous faisons doivent donc reconnaître ces deux tendances et, pour le design graphique, le défi est de se positionner dans le vecteur des médias virtuels. Il faut, alors, trouver de nouvelles façons d’exploiter les matières et de les mettre en relation avec leurs destinataires, tout en jouant avec les nouveaux médias disponibles.

Mieux, il faut parvenir à trouver de nouvelles façons de véhiculer les images (hors de l’Internet), les faire circuler dans différents milieux, pour qu’elles se développent différemment. Pousser plus loin leur potentiel visuel et artistique. 

mardi 20 octobre 2009

Initiatives vertes


Le vert est à la mode, on le sait, mais pour certains designers, il ne s’agit pas que de suivre la tendance. Pour eux, il importe de prendre en compte l’impact de leurs créations sur l’environnement. Exit, donc, l’utilisation abusive d’encre, de colle et de papier non-recyclé. Plus encore, le choix des matériaux se veut à la fois créatif et original et l’on assiste déjà à un nombre grandissant de designs faits à partir d’objets recyclés ou d’affiches dont le mandat est terminé sur lesquelles on sérigraphie, par exemple. Ou encore, on découpe, on démonte et remonte, replie, recolore, et hop!    

D’une façon totalement différente, le studio néerlandais Spranq a exploré, lui aussi, le design écologique. Expérimentant de façon à trouver la quantité qu’il est possible d’enlever à une lettre tout en lui maintenant sa lisibilité, ils ont développé Écofont, une police de caractère trouée. Écofont, nous assure-t-on, permet de réduire de 20% la quantité d’encre utilisée pour l’impression d’un document. Sur une large quantité, le résultat est tangible. 
  

Mais Écofont est essentiellement une police de travail, semblable à Verdana, sur laquelle elle est basée. Elle est d’ailleurs surtout efficace en taille 9 ou 10 et son affichage à l’écran n’est pas optimal. N’empêche, elle offre une alternative intéressante aux polices traditionnelles et, surtout, elle ouvre à la réflexion sur les possibilités d’un nouveau design résolument engagé.  

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Dans la foulée du design engagé, j’ai découvert le travail de Chris Thompson qui, en 2006-2007, a créé une campagne favorisant un transport plus écologique. Il signe donc le design de “A guide to slow travel”, une étude comparant différents moyens de transport.     

À titre personnel, il réalise également “Plane trains and a road to ruin” : 
For most of the twentieth century Britains railway network had suffered from neglect and under-investment and as a result encouraged an increasing unenvironmental dependency on the private car and short- haul flights. This self initiated project examined Labour's inability to grapple with the serious effects of climate change caused by our transport industry.
Le projet comprend une série de documents, à la fois livrets d’explication et affiches. Celles-ci sont faites à partir de maquettes qui jouent sur la profondeur en brisant l’espace, le rendant autant multiple que tridimensionnel.       


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mercredi 7 octobre 2009

Publicité et récession : quand la créativité est de mise


La récession est le sujet de l’heure et, évidemment, le ralentissement économique est associé aux coupures budgétaires, en publicité notamment. En table-ronde pour la série Les Grands communicateurs la semaine dernière, Denis Roy, Marc Lacroix et Bianca Barbucci, faisaient le point sur la situation, expliquant à la fois les bouleversements dans leurs budgets et les moyens qu’ils ont mis en oeuvre pour s’adapter. 

Le mot d’ordre? Créativité.   

Ainsi, en période de récession plus que jamais, les clients veulent en avoir plus pour leur argent. Se faire voir. Faire sentir leur présence. Donner à croire que tout va bien. Bref, frapper l’imaginaire. Et si cela se fait déjà sentir en publicité et en marketing, on ne peut qu’espérer que le milieu du design s’en imprégnera encore davantage. Après tout, pourquoi ne pas profiter du moment pour se laisser aller, créer des images profondément nouvelles, bousculer les codes et les conventions et espérer, de cette façon, rejoindre un nouveau public?   

Dans cette veine, le coffret de dégustation qu’offre la Société des alcools du Québec dans le cadre de sa campagne « À chacun sa pastille » se démarque par son design rétro, loin de la sobriété habituellement associée à la bonne bouteille. Les couleurs vives ici étonnent et assurent un intérêt pour le produit.   

Plus encore que le renouvellement du design imprimé, la période que nous traversons voit la recherche et le développement des nouveaux médias. Internet devient de plus en plus une plateforme pour l’expérimentation. Je pense, par exemple, à l’affiche virtuelle développée par Orangetango pour le compte du Théâtre Réverbère.   


L’interactivité devient maintenant partie intégrante d’un design. Alors que l’utilisateur d’un site le parcourt, il laisse sa trace et le transforme à son image. À petite échelle, c’est ce que nous avons voulu faire avec le site de l’organisme La Relance jeunes et familles. Ici, alors qu’on navigue à travers les pages, les onglets se déplacent et leur positionnement devient la marque d’un passage et d’un parcours d’information.   

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Je vous parlais il y a quelques semaines de Julien Vallée, créateur québécois. Dans le cadre de la nouvelle campagne de Artv, il signe une vidéo originale dont la photographie est magnifique.    
Ça peut être vu ici.


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