jeudi 29 juillet 2010

Déménagement


Maintenant, nous sommes ici : creationsabricot.wordpress.com

jeudi 20 mai 2010

Sur les couleurs...

360° Color: A Peek Inside Pantone from Base on Vimeo.



Je me permets de vous présenter cette vidéo que j'ai trouvé bien intéressante.

lundi 29 mars 2010

Première parution du nouveau Gynobilis


Quand nous avons reçu le mandat de revoir le visuel et l’organisation des textes du bulletin de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, nous avons tout de suite eu envie de lui donner une nouvelle énergie, d’autant plus que la revue est à un point tournant, ayant vu récemment l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef.








Nous avons dès le départ voulu donner aux éléments graphiques de la revue un aspect visuel proche de ce que représente la profession de médecin: précision, professionnalisme et innovation ont donc été au coeur de notre conception.


La revue est construite sur une grille à six colonnes qui permet toute la polyvalence nécessaire à la réalisation d’un document original. Les colonnes peuvent par exemple se regrouper pour former deux zones de texte autonomes - un côté en français, l’autre, en anglais – pour les textes traduits alors que les textes plus longs sont placés sur 3 zones de texte suivies. De plus, la grille nous permet de laisser une place importante aux photographies et illustrations qui accompagnent les textes.



Le choix des polices de caractère s’est, quant à lui, fait naturellement. Nous avons privilégié Univers pour l’ensemble des textes de Gynobilis, d’abord parce qu’elle est reconnue pour sa très grande lisibilité. Elle offre également un vaste choix de déclinaisons, ce qui fait d’elle une police de caractère dynamique et inspirante appréciée des connaisseurs : jusqu’en 2007, Univers était utilisée sur la majorité des claviers Apple !



Nous avons ensuite choisi Bodoni pour les titres de la revue. Apparue en 1798, Bodoni marque le début des caractères modernes et nous avons apprécié ses lignes d’un grand contraste et d’une extrémité finie qui donnent à chaque lettre autant de puissance que de douceur. Ainsi, le titre de chacun des articles semble se détacher de la page et attire immédiatement le regard.



Pour ce qui est de la page couverture, nous avons créé une typographie unique qui reprend le nom de la revue. Le reste – les couleurs, les textures, les jeux d’impression – sont créés spécialement pour chaque numéro dont la parution est associée à chacune des saisons.


Vous pouvez voir l'ensemble de la revue ici.

jeudi 25 mars 2010

Mieux vaut tard que jamais...


Nous avons tardé à mettre en ligne les images du programme du colloque du CRILCQ. Ça serait mentir de dire que nous attendions le beau temps pour faire les photos. Mais c'était franchement plus agréable qu'en février!

jeudi 18 février 2010

Colloque des jeunes chercheurs et chercheuses en littérature et culture québécoises du CRILCQ - première partie

Les jeunes chercheurs et chercheuses en littérature et culture québécoises du CRILCQ tiendront en mars un colloque à l’UQAM. Pour l’occasion, nous avons dû concevoir une affiche et un programme. Carte blanche pour le concept, mais une contrainte importante à respecter : le format final de chacun des documents est légal (8,5 x 14), donc petit.

1. L’affiche

Nous avons donc voulu attirer le regard sur l’affiche en mettant en évidence un jeu typographique coloré reprenant les lettres de l’acronyme CRILCQ ; illustration pour laquelle nous avons créé plusieurs étampes.

Voici ce que ça donne :



Et au final (illustration et titre seulement) :

mercredi 25 novembre 2009

En bref

Je vous parlais des défis du design. Je vous disais qu'il fallait trouver de nouvelles façons d'exploiter le potentiel des images.

Cossette a été dans cette voie pour la nouvelle campagne de la Société Alzheimer de Montréal. La description du projet se trouve ici.

Je ne vous en dis pas plus : allez lire, c'est très chouette!

samedi 7 novembre 2009

Inspirations et défis : discussions sur le design

Récemment, le studio de design de Minneapolis Little & Company lançait le site Thirty Conversations on Design où sont regroupées des entrevues avec 30 personnalités du design américain. En vidéo, les interviewés répondent tous aux deux mêmes questions : « Quel genre de design vous inspire? » et « Quel est le prochain défi à relever dans le monde du design? ».

Pour le plaisir, L’abricot a décidé de se prêter au jeu.

Inspirations : matières, textures

Dans un premier temps, nous sommes fortement attirés par les designs qui misent sur le potentiel plastique et tangible d’un médium. Les jeux d’impression (embossage, estampage), les reliefs, les surfaces brisées, modelées, déconstruites et reconstruites. On aime prendre un papier et le tourner dans nos mains pour en voir toutes les faces;  des oeuvres dont la complexité se dévoile à petits pas, au fur et à mesure de la lecture. Autrement dit, on accroche sur l’interactivité. Le contact matériel entre soi et l’oeuvre.

Les défis

L’imprimé tend à disparaître, d’une part parce que les technologies numériques se développent à une vitesse vertigineuse et entraînent à leur suite les médias traditionnels, de l’autre parce qu’on est de plus en plus conscient de notre impact sur l’environnement et qu’on doit soit limiter l’utilisation de certains matériaux, soit opter pour des nouveaux. Les choix que nous faisons doivent donc reconnaître ces deux tendances et, pour le design graphique, le défi est de se positionner dans le vecteur des médias virtuels. Il faut, alors, trouver de nouvelles façons d’exploiter les matières et de les mettre en relation avec leurs destinataires, tout en jouant avec les nouveaux médias disponibles.

Mieux, il faut parvenir à trouver de nouvelles façons de véhiculer les images (hors de l’Internet), les faire circuler dans différents milieux, pour qu’elles se développent différemment. Pousser plus loin leur potentiel visuel et artistique. 

mardi 20 octobre 2009

Initiatives vertes


Le vert est à la mode, on le sait, mais pour certains designers, il ne s’agit pas que de suivre la tendance. Pour eux, il importe de prendre en compte l’impact de leurs créations sur l’environnement. Exit, donc, l’utilisation abusive d’encre, de colle et de papier non-recyclé. Plus encore, le choix des matériaux se veut à la fois créatif et original et l’on assiste déjà à un nombre grandissant de designs faits à partir d’objets recyclés ou d’affiches dont le mandat est terminé sur lesquelles on sérigraphie, par exemple. Ou encore, on découpe, on démonte et remonte, replie, recolore, et hop!    

D’une façon totalement différente, le studio néerlandais Spranq a exploré, lui aussi, le design écologique. Expérimentant de façon à trouver la quantité qu’il est possible d’enlever à une lettre tout en lui maintenant sa lisibilité, ils ont développé Écofont, une police de caractère trouée. Écofont, nous assure-t-on, permet de réduire de 20% la quantité d’encre utilisée pour l’impression d’un document. Sur une large quantité, le résultat est tangible. 
  

Mais Écofont est essentiellement une police de travail, semblable à Verdana, sur laquelle elle est basée. Elle est d’ailleurs surtout efficace en taille 9 ou 10 et son affichage à l’écran n’est pas optimal. N’empêche, elle offre une alternative intéressante aux polices traditionnelles et, surtout, elle ouvre à la réflexion sur les possibilités d’un nouveau design résolument engagé.  

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Dans la foulée du design engagé, j’ai découvert le travail de Chris Thompson qui, en 2006-2007, a créé une campagne favorisant un transport plus écologique. Il signe donc le design de “A guide to slow travel”, une étude comparant différents moyens de transport.     

À titre personnel, il réalise également “Plane trains and a road to ruin” : 
For most of the twentieth century Britains railway network had suffered from neglect and under-investment and as a result encouraged an increasing unenvironmental dependency on the private car and short- haul flights. This self initiated project examined Labour's inability to grapple with the serious effects of climate change caused by our transport industry.
Le projet comprend une série de documents, à la fois livrets d’explication et affiches. Celles-ci sont faites à partir de maquettes qui jouent sur la profondeur en brisant l’espace, le rendant autant multiple que tridimensionnel.       


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mercredi 7 octobre 2009

Publicité et récession : quand la créativité est de mise


La récession est le sujet de l’heure et, évidemment, le ralentissement économique est associé aux coupures budgétaires, en publicité notamment. En table-ronde pour la série Les Grands communicateurs la semaine dernière, Denis Roy, Marc Lacroix et Bianca Barbucci, faisaient le point sur la situation, expliquant à la fois les bouleversements dans leurs budgets et les moyens qu’ils ont mis en oeuvre pour s’adapter. 

Le mot d’ordre? Créativité.   

Ainsi, en période de récession plus que jamais, les clients veulent en avoir plus pour leur argent. Se faire voir. Faire sentir leur présence. Donner à croire que tout va bien. Bref, frapper l’imaginaire. Et si cela se fait déjà sentir en publicité et en marketing, on ne peut qu’espérer que le milieu du design s’en imprégnera encore davantage. Après tout, pourquoi ne pas profiter du moment pour se laisser aller, créer des images profondément nouvelles, bousculer les codes et les conventions et espérer, de cette façon, rejoindre un nouveau public?   

Dans cette veine, le coffret de dégustation qu’offre la Société des alcools du Québec dans le cadre de sa campagne « À chacun sa pastille » se démarque par son design rétro, loin de la sobriété habituellement associée à la bonne bouteille. Les couleurs vives ici étonnent et assurent un intérêt pour le produit.   

Plus encore que le renouvellement du design imprimé, la période que nous traversons voit la recherche et le développement des nouveaux médias. Internet devient de plus en plus une plateforme pour l’expérimentation. Je pense, par exemple, à l’affiche virtuelle développée par Orangetango pour le compte du Théâtre Réverbère.   


L’interactivité devient maintenant partie intégrante d’un design. Alors que l’utilisateur d’un site le parcourt, il laisse sa trace et le transforme à son image. À petite échelle, c’est ce que nous avons voulu faire avec le site de l’organisme La Relance jeunes et familles. Ici, alors qu’on navigue à travers les pages, les onglets se déplacent et leur positionnement devient la marque d’un passage et d’un parcours d’information.   

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Je vous parlais il y a quelques semaines de Julien Vallée, créateur québécois. Dans le cadre de la nouvelle campagne de Artv, il signe une vidéo originale dont la photographie est magnifique.    
Ça peut être vu ici.


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dimanche 27 septembre 2009

Repousser (un peu) les limites

Cette semaine, la Société des designers graphiques du Québec dévoilait son nouveau site Internet. Celui-ci se démarque des sites créés autour de systèmes de gestion de contenus habituels tant par son design que par son fonctionnement. D’autant plus que le premier sert le deuxième et vice-versa.    


Ainsi, le design général imite l’aspect d’une fenêtre Finder du système d’exploitation OS X des ordinateurs Macintosh. Clin d’oeil à l’outil par excellence des créateurs graphiques, le visuel permet également de minimiser les couleurs des pages et celles-ci se limitent donc à un dégradé de gris divisé sur les 4 bandes verticales de la page et à un bleu vif, couleurs auxquelles s’ajoutent celles, indépendantes, des vidéos et annonces. L’ensemble, finalement, est visuellement agréable, doux et harmonieux.   

En revanche, la lecture du site se fait à la fois sur la verticale (comme un site conventionnel) et sur l’horizontale. La navigation exige donc une adaptation certaine et force une réflexion sur nos habitudes d’utilisateurs du web.   

Devant un site destiné à un public formé de designers de tous âges, de clients potentiels et de curieux, la question se pose : en design web, faut-il privilégier le visuel ou le fonctionnement d’un site ? Ici, la SDGQ a fait le choix de pousser (un peu) les limites et de faire fi des conventions de navigation. Tant mieux.


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Departement signe le nouveau site de la SDGQ
Kuizin signe le nouveau logo

jeudi 17 septembre 2009

Mélange des genres

La semaine dernière, Art & Design Montréal présentait, à la SAT, une nouvelle exposition où les créations de plusieurs designers, photographes et illustrateurs étaient données à voir. L’exposition prenait le pari de révéler au public des oeuvres personnelles et professionnelles signées par des artistes habituellement associés aux pratiques commerciales. Si l’exposition était inégale, tantôt délirante, tantôt convenue, le travail du collectif 123Klan a tout de même attiré mon attention.   

123Klan a vu le jour dans le Nord de la France en 1992. Issu d’un couple de graffiteurs, 123Klan est pionnier dans l’art de mélanger graffiti et design sur Internet. L’entreprise qui compte Hasbro, Coca Cola, Playstation, Footlocker, Nike, Sid Lee – et j’en passe – parmi ses clients est aujourd’hui basée à Montréal.
   

De leur travail, on retient le style léché, les couleurs en aplat, franches, vives, les images chargées. À leur manière, ils revisitent finalement l’esprit de la rue, la culture jeune, populaire et frondeuse.    


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D’une façon complètement différente, le designer Yuri Suzuki s’est lui aussi intéressé au graffiti. Y voyant une manière de s’approprier l’espace public, il propose, par exemple, de le jumeler avec des stations de radio clandestines. Ainsi, une station de radio se crée une image aux lignes pures, semblable à un code barre, et à l’aide d’un stencil, en décore les murs de la ville. Les utilisateurs n’ont qu’à photographier l’image sur leur portable et celui-ci fait le lien par Internet vers la station de radio. Autrement dit, le graffiti fait ici, ironiquement peut-être, office de publicité réservée aux initiés.  

  

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Du reste, l’exploration des possibilités qu’offre le graffiti n’est pas nouvelle. De fait, sa grande visibilité, son caractère subversif et son esthétique unique intéressent les artistes. Depuis quelques années, par exemple, le Graffiti Research Lab organise régulièrement des événements visant la recherche et le développement de cette forme de communication urbaine. Des cellules du GRL sont présentes dans plusieurs pays et proposent des variations techniques à la bombe aérosole, des graffitis de lumière. Vous voyez?

vendredi 11 septembre 2009

Le design graphique était-il meilleur en 1989?

Dans son édition de mars 2009, la revue britannique Grafik posait la question : est-il plus facile d’être designer graphique maintenant ou était-ce plus facile en 1989? Les six réponses présentées sont ambivalentes : “Graphic design has become more accessible, less effort and much quicker. You can do things now you couldn’t even dream about in 1989. But despite the obvious benefits, computers have also allowed every man and his dog to believe they are designers”, écrit par exemple Mike Denny de la firme Roundel.

Nous sommes effectivement de la génération Mac. L’ordinateur, qui a vu le jour en 1984, est rapidement devenu la marque de commerce des artistes graphiques et il est maintenant Impossible pour nous d’imaginer le travail que représentait le tire-ligne et le montage d’affiche au letraset.

Mais si la pratique graphique se base aujourd'hui sur les différents logiciels de la suite Adobe, il existe un réel attrait pour la matière chez les jeunes designers. Une envie de travailler les textures, les objets, de juxtaposer des éléments, d’en examiner les reliefs et de jouer avec les contrastes. Pensons au travail de Julien Vallée qui, récemment, faisait la couverture du magazine IdN.


Plus encore, certains artistes s’efforcent de travailler à la main et cette vision “old school” du travail de designer prend une place de choix dans l’univers visuel de 2009.

D’une part, certains y voient un esthétisme plastique, tout en nuances et en précision, rendu possible par l’utilisation de différents matériaux et de plusieurs techniques. C’est le cas de Stéphan Muntaner, fondateur du studio C-ktre à Marseilles, dont les oeuvres étaient récemment publiées dans la revue Grafika. Ses affiches, marquées par la surcharge d’éléments, revendiquent fièrement leur côté artisanal, à la main, d’inspiration vintage.


D’autre part, on retrouve chez certains designers un côté plus brouillon, à la recherche des textures. Les illustrations sont égratignées, la typographie, inégale. Ce courant est souvent associé à la sérigraphie, aux illustrations comiques, à la bande dessinée.

Dans les deux cas, toutefois, le travail par ordinateur n’est pas exclu. Vu comme un outil, ce dernier permet au travail d’avancer plus rapidement, d’être poussé plus loin. Parce que ce que l’ordinateur donne surtout c’est le droit de se tromper et de recommencer. Une liberté, donc, dont tirent avantage les designers de 2009.


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jeudi 3 septembre 2009

Quand la tradition et le design se côtoient : visite de Blackbox

Oaxaca est souvent présentée comme la capitale culturelle du Mexique. Située dans le sud du pays, l’architecture coloniale y est belle, les rues piétonnes, agréables, les commerces et galeries d’art, nombreux. Sur le Zòcalo, des membres issus de différentes communautés donnent rendez-vous aux habitants et aux touristes pour vendre leurs produits.

Gustavo Fricke y a élu domicile et y a travaillé jusqu’en 2008 comme designer. Ses réalisations incluent la signalisation du collège La Salle, le design complet du café La Pochotita et la conception de l’exposition du 475eme anniversaire de la ville. Son oeuvre est marquée par une conscience de l’environnement et un respect profond du milieu. De fait, il note sur son site personnel:
Design represents us; it is our reflection. Let it be one that exemplifies all that is good in us.

Visionnaire, il fonde, en 2005, Blackbox. L’entreprise est à la fois un espace de création et un magasin qui regroupe sous son toit le savoir-faire ancestral de la région et le design original de son fondateur. Du reste, la mission est claire :
Oaxaca has one of the highest emmigration rates of all Mexican States. In response to this, Blackbox seeks to create a solid, high quality and creative handcraft industry that includes several communities in the creation of new products.

This project provides jobs in rural Oaxaca, and therefore respects an ancestral way of life that was inherited through the generations.

Every product is unique, breaks with the established and experiments with this form of creation. This is our revolution, our way to seek change, with mud or paper pulp on our hands, sawdust covering our faces and weaving a dream thread by thread, a dream of autonomy, opportunity and freedom that is full of expression…

Jumeler l’artisanat au design est un grand défi : Fricke doit à la fois créer des produits intéressants et respecter les matériaux traditionnels et les façons de faire artisanales. À la fois se sortir du piège du déjà-vu – éviter les modèles reproduits des centaines de fois et présents à tous les coins de rue – et ne pas tomber dans celui de l’excès. Pour y parvenir, Fricke se réfère régulièrement aux motifs classiques de la nature – arbres, fleurs, oiseaux – auxquels il juxtapose des éléments urbains comme des lampadaires. Il crée des objets aux formes particulières, souvent oblongues, lisses, en rupture avec les poteries que l’on voit souvent plus rugueuses, par exemple. Et même si les objets sont résolument créatifs et originaux, ils laissent toujours transparaître les matériaux dans lesquels ils sont créés, vus comme leur essence; les créations reposent véritablement sur la matière.

Gustavo Fricke crée, finalement, des objets utilitaires qui, ne le cachons pas, sauront surtout plaire à une clientèle particulière, amatrice de belles pièces. Des gens qui prennent plaisir à visiter la boutique hétéroclite qui a pignon sur la rue Rufino Tamayo à Oaxaca.


C’est pourquoi l’entreprise peine à survivre, même si l’idée est audacieuse et pleine de potentiel : “The store is not doing good though, we’re still working with a fair price mentality and its hard to make the rent”, explique l’artiste. Néanmoins, il sera prochainement possible de trouver les créations de Blackbox à Mexico et celles-ci sont déjà en vente sur le site Internet de l’entreprise.


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jeudi 27 août 2009

(Re)build and play – les Bloxes offrent une alternative aux cloisons dans les bureaux

À mi-chemin entre le jouet, l’objet d’art et la prouesse technique, Bloxes se présente avant tout comme un objet utilitaire. Soyons clair, un blox est une boîte de carton ondulé dont la forme unique permet un agencement sur les six faces. Le tout est léger, mais assez solide pour supporter le poids d’une personne et insonorisant. Idéal donc pour créer des cloisons entre des bureaux, des murs dans des appartements, des chaises, des meubles et on en fait un décor original, mobile et, surtout, polyvalent. On assemble, désassemble et replace les boîtes au besoin, selon l’inspiration du moment et on en profite pour revivre notre passion enfantine pour les legos!

L’idée est de Jef Raskin, connu surtout comme “le spécialiste de l'interface homme-machine auquel Apple fit appel au commencement du projet Macintosh”. Il est à l’origine du premier interface Mac OS et on lui doit également la fonction du “glisser-déposer” (drag-and-drop). Le projet blox a été repris et commercialisé par son fils, Aza Raskin et par Andrew Wilson alors qu’ils sont à la tête de la compagnie Bloxes LLC basée à Chicago.

Les bloxes sont vendus en paquet de 8 ou de 20, en blanc ou en couleur originale, via le site Amazon.com. Malheureusement, ils ne sont disponibles que chez nos voisins du Sud et en Europe. Pour l’instant, du moins.


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Or, to put it in another way, 
"I blog, therefore, I am". 

Pour le plaisir de la recherche et de la réflexion.

Pour mettre des mots sur ce qui nous passionne.

Pour créer un espace où les néophytes comme les professionnels pourront circuler à leur guise, y prendre ce qui leur plait et faire voyager les idées.

L’abricot ouvre son blogue. Vous trouverez ici, sur une base hebdomadaire, des réflexions, des entrevues, des présentations de projets et une foule de liens mis à jour régulièrement.